Qualité de l’air intérieur : le point sur les bonnes pratiques des métiers du bâtiment

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Diminuer la consommation d’énergie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. C’est le double défi auquel est confronté le développement des bâtiments à haute performance énergétique et environnementale.

Cela passe notamment par la limitation des déperditions thermiques. La difficulté réside alors dans le maintien d’une bonne qualité de l’air intérieur, en sachant que nous passons 80 % de notre temps en moyenne à l’intérieur de nos logements et lieux de travail.

L’impératif de la limitation des émissions de polluants

Assurer une bonne qualité de l’air intérieur dans un bâtiment repose sur deux piliers essentiels, à savoir le fait de limiter l’émission de polluants, et assurer un bon renouvellement d’air pour des raisons évidentes de santé et de confort de vie.

Limiter le niveau d’émission de polluants passe par le choix de matériaux et de produits peu émissifs, notamment les isolants, les colles, les peintures et autres revêtements du sol, soit tous les matériaux de construction et de décoration en contact avec l’air intérieur du bâtiment. Pour vous aider à y voir plus clair, le législateur impose, depuis 2012, un étiquetage obligatoire sur ces matériaux, indiquant leurs émissions en polluants pour vous permettre de faire un choix éclairé.

Ce niveau est spécifié par un système de classes, à l’instar des classes énergétiques des appareils électroménagers, « A+ » désignant les produits et matériaux à très faibles émissions, et « C » ceux qui émettent le plus de polluants et qui impactent donc le plus l’environnement. La responsabilité des professionnels du bâtiment est de privilégier, autant que possible, les matériaux peu émissifs. Les occupants du logement ont également un rôle à jouer à ce niveau pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur.

Ces derniers doivent en effet veiller à choisir les produits d’entretien et le mobilier adaptés, aérer régulièrement leur lieu de vie, éviter la fumée de cigarettes ou encore entretenir les bouches de ventilation.

Comment assurer un renouvellement d’air efficace ?

En France, la ventilation permanente des logements est obligatoire depuis 1982, qu’elle soit naturelle ou mécanique (grilles en façades ou VMC notamment). Sans surprise, il est rare que les bâtiments construits avant cette date soient équipés d’un système de ventilation, mais ils sont souvent peu étanches à l’air, car ils ne sont pas isolés de manière optimale. Cela veut dire que la ventilation peut se faire « naturellement » par infiltration de l’air, ou simplement par ouverture des fenêtres.

Attention toutefois à l’isolation des parois et des fenêtres lorsque vous envisagez une rénovation de ces bâtiments. Cette isolation peut les rendre étanches à l’air, ce qui peut provoquer l’apparition de moisissures. La solution ? Installez une ventilation permanente lors de la rénovation. A défaut, il existe une solution efficace et à la portée de tous : le purificateur d’air. un purificateur d’air peut clairement améliorer la qualité de l’air ambiant de votre maison si elle n’a pas été construite dans les normes modernes.

Quels enjeux pour les métiers du bâtiment ?

Pour les professionnels du bâtiment, la qualité de l’air intérieur est un sujet d’actualité, qui a des implications sur le choix des matériaux et produits de construction, mais aussi de leur installation pendant les travaux. Dans le même ordre d’idées, les professionnels se positionnent désormais en conseil pour leurs clients au sujet de la qualité de l’air intérieur. C’est dans ce sens que la Fédération Française du Bâtiment (FFB) a réalisé un guide des bonnes pratiques afin de préserver une bonne qualité d’air intérieur à l’attention des professionnels du bâtiment.

Des gestes simples pour limiter la pollution intérieure

Si vous pensez qu’une fois rentré chez vous, vous n’êtes plus exposé à la pollution de l’air, détrompez-vous. Souvent, l’air intérieur est (beaucoup) plus pollué que l’air extérieur. En effet, selon le ministère de l’Environnement, l’intérieur a l’exclusivité de certains polluants, dont la concentration est jusqu’à 15 fois plus importante qu’à l’extérieur.

Pour lutter contre cet air pollué, il est essentiel d’aérer le logement au moins deux fois par jours, pendant au moins une dizaine de minutes. Comme l’air extérieur est souvent pollué, il est conseillé d’aérer tôt le matin ou tard le soir. Pour plus de conseils à ce sujet, n’hésitez pas à consulter la fiche des bons gestes pour un bon air de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur.

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